Méthode publiée
Ce qui définit une vraie image 4K sur IPTV
La 4K n'est pas une image « très nette » : c'est une combinaison de quatre caractéristiques techniques mesurables. Voici les quatre contrôles appliqués avant chaque vente, et comment les reproduire chez vous.
La méthode de contrôle en quatre points
1. La résolution 3840 × 2160
C'est la seule caractéristique que le grand public associe à la 4K, et la seule que presque personne ne vérifie. Un flux étiqueté « 4K » peut être produit dans une vraie résolution UHD, ou être une Full HD de 1920 × 1080 agrandie par le serveur. La différence est invisible sur un téléphone et évidente sur un grand écran.
Le moyen de la vérifier est simple : le lecteur affiche la résolution du flux qu'il reçoit (en surimpression ou dans les informations de lecture). Si elle indique 3840 × 2160 sur un contenu annoncé 4K, la preuve est faite. S'il faut « estimer », c'est que la réponse est probablement fausse.
2. Le débit, l'ingrédient invisible
Une image UHD contient quatre fois plus de pixels qu'une Full HD. Pour les transporter, il faut de la place : environ 25 Mbps par écran en 4K sur ce réseau, 12 à 15 Mbps en Full HD, 8 Mbps en HD. Un flux 4K compressé sous 10 Mbps n'est pas une 4K, c'est un artefact : les contours fondent, les mouvements rapides deviennent des traînées.
Le piège classique est le débit affiché par l'opérateur : une ligne « 300 Mbps » peut offrir 6 Mbps réels le dimanche soir. C'est pourquoi le contrôle se fait sur l'appareil qui lit, en heure pleine, pas sur un téléphone posé à côté de la box.
3. HDR10 et HLG, la lumière
La 4K n'est pas qu'une affaire de pixels : c'est aussi une gestion élargie de la luminosité. Le HDR10 (format dominant) et le HLG (format utilisé par beaucoup de diffusions en direct) élargissent la plage dynamique : les noirs sont plus profonds, les lumières plus franches, sans brûler le détail. Sans HDR, un écran UHD affiche une image techniquement en 4K mais visuellement plate.
Un téléviseur récent reconnaît le signal HDR et l'annonce à l'écran (un badge « HDR » ou un réglage automatique). L'essai vérifie que ce badge s'allume sur du vrai contenu UHD, et que les flux SDR sont signalés comme tels.
4. HEVC, le transporteur
La 4K sur IPTV est presque toujours transportée en HEVC (H.265), le codec qui double l'efficacité de compression par rapport au H.264 utilisé pour la HD. Un appareil sans décodage HEVC matériel ne peut pas lire un flux 4K fluide, quelle que soit la puissance de sa connexion.
C'est la première des trois questions de compatibilité : votre appareil décode-t-il le HEVC ? Les téléviseurs 4K récents, les box Android TV, les clés HDMI 4K et les iPhone X et plus y répondent oui. Les autres, non — et le verdict est alors « déconseillé », pas « essayez quand même ».
Repérer l'upscaling, le faux ami
L'upscaling est un agrandissement : l'appareil ou le serveur prend une image Full HD et la recale en 2160p. Le résultat est plus lisse qu'une vraie 4K mais reste une image 1080p étirée. Ce n'est pas une escroquerie en soi, tant que c'est dit.
Sur ce site, la règle est simple : les flux sont signalés à leur résolution réelle, et la fiche de spécifications affiche la part du catalogue réellement en UHD natif. Un vendeur qui refuse de dire combien de chaînes sont en 4K native a probablement une bonne raison.
Une vraie 4K sur IPTV, c'est 3840 × 2160 affichés, 25 Mbps de débit réel par écran, un badge HDR qui s'allume, et un appareil qui décode le HEVC. Le reste — « ultra net », « qualité studio » — est du vocabulaire.
HDR10 et HDR10+
Le HDR10 est le format HDR de base, ouvert et sans licence : couleurs codées sur 10 bits, espace colorimétrique élargi (BT.2020) et métadonnées statiques, c'est-à-dire un seul réglage de luminosité pour tout le programme. Le HDR10+ reprend cette base et ajoute des métadonnées dynamiques, ajustées scène par scène.
La source doit être encodée dans le format, et toute la chaîne doit le lire : application ou box, port HDMI, téléviseur. Un téléviseur qui ne gère pas le HDR10+ affiche la version HDR10 du même flux. Avec une box externe, le port HDMI doit souvent être passé en mode « étendu » (le nom varie selon la marque). Pour vérifier, ouvrez le bandeau d'informations du téléviseur pendant la lecture : il indique « HDR », souvent précisé en « HDR10 » ou « HDR10+ ». Sur la fiche de référence ci-dessous, ce sont le HDR10 et le HLG qui sont relevés.
Dolby Vision
Dolby Vision est le format HDR propriétaire de Dolby. Comme le HDR10+, il s'appuie sur des métadonnées dynamiques qui adaptent l'image plan par plan, et il accepte une profondeur de couleur allant jusqu'à 12 bits. C'est un format sous licence : le flux doit être encodé en Dolby Vision, et le téléviseur, l'appareil de lecture et l'application doivent tous le prendre en charge.
Selon la façon dont le flux est encodé, un appareil non compatible se rabat sur une version HDR10 ou affiche des couleurs faussées, souvent violettes ou vertes. Pour vérifier, regardez le téléviseur au lancement de la lecture : la plupart affichent un logo Dolby Vision, et des modes d'image dont le nom commence par « Dolby Vision » deviennent disponibles. La fiche de référence ci-dessous ne relève pas de Dolby Vision : si ce format compte pour vous, posez la question et contrôlez ce logo pendant l'essai.
Son Dolby Atmos
Dolby Atmos est un format audio dit « orienté objets » : au lieu d'attribuer chaque son à un canal fixe, il le place dans l'espace, y compris en hauteur. En streaming, il est le plus souvent transporté dans une piste Dolby Digital Plus (E-AC-3).
Trois maillons doivent suivre : la source doit contenir une piste Atmos, le lecteur doit la transmettre telle quelle (sortie audio en « passthrough » ou « bitstream », pas en PCM stéréo), et un équipement doit la décoder : barre de son, amplificateur audio-vidéo ou téléviseur compatible Atmos. La liaison passe par HDMI : l'eARC transmet toutes les variantes, l'ARC classique se limite à l'Atmos en Dolby Digital Plus, et la sortie optique ne le transmet pas. Pour vérifier, la barre de son ou l'amplificateur affiche « Atmos » ou allume son voyant dédié. Sur l'installation de référence, l'audio relevé est en AAC ou AC3 selon les chaînes, deux formats qui ne transportent pas l'Atmos.
La fiche de référence, relevée et publiée
Les valeurs qui servent de repère sur toutes les pages du site, relevées sur l'installation de référence.
Valeurs UHD de référence
3840 × 2160 annoncée et reçue sur les flux UHD.
Vérifié25 Mbps par écran maintenus en heure de pointe.
VérifiéHDR10 et HLG reconnus sur les flux UHD, SDR signalé.
PrésentHEVC / H.265 décodé par l'appareil de référence.
OptimalAAC / AC3 selon les chaînes, synchro stable.
CorrectFlux Full HD signalés en 1080p, jamais vendus comme 4K.
TransparentAppliquez cette méthode sur votre écran
L'essai 4K de 24 heures reproduit ces quatre contrôles chez vous, avec notre accompagnement pas à pas, avant toute commande.